Le territoire du loup s’étend sur de très vastes surfaces (de 150 à 300km2). Le suivi de la population en France a été mis en place dès 1992, date de la première détection de l’espèce sur le territoire (Mercantour). La population est estimée chaque année par l’Office Français de la Biodiversité qui applique un protocole rigoureux, en lien avec un important réseau multi partenarial.
Au sein de la Réserve naturelle, c’est en 2019 qu’a commencé un suivi plus poussé et spécifique de l’espèce.
L’estimation de la population nécessite un lien important avec les structures françaises et suisses suivant l’espèce sur le reste du massif jurassien.
5 meutes connues, dont 3 transfrontalières et 2 suisses
Début 2025, la meute dite de la Haute Valserine est constituée du couple reproducteur et de 4 subadultes
Environ 325 loups détectés au cours de l’année 2024, pour 35 à 39 meutes identifiées en 2024
Le loup est une espèce opportuniste dans le choix de ses proies. Bien qu’il se nourrisse principalement d’ongulés sauvages, les attaques sur les troupeaux domestiques peuvent se produire. Le retour du Loup gris en France est à l’origine d’inquiétudes et de mécontentements, notamment au sein du milieu agricole. Dû à ce retour relativement récent de l’espèce, la cohabitation ainsi que l’adaptation des pratiques pastorales sont encore à renforcer.
En 2024, ce sont 57 constats de prédation dans le Jura et 20 dans l’Ain, tout type de cheptel confondu. N’échappant pas à la règle, les acteurs du massif jurassien doivent donc travailler sur la cohabitation entre les différentes activités économiques directement ou indirectement impactées (élevage, tourisme et chien de protection …) par le retour du loup. La connaissance et le suivi de l’espèce, et plus particulièrement des individus du secteur, apparaissent donc comme primordiaux.
En prévention des attaques sur les troupeaux domestiques, les protections reposent principalement sur l’installation de clôtures électriques, la présence de chiens de protection, la mise en place de parcs de regroupement et le gardiennage renforcé (berger).
Souvent appelés « Patou », il existe en France plusieurs races de chiens de protection : le Patou (ou Montagne des Pyrénées), le Berger des Abruzzes, ou encore le Kangal.
La présence de ces chiens se révèlent aujourd’hui être l’un des meilleurs moyens pour limiter les attaques. Sur la Haute Chaîne du Jura, deux alpages sont concernés par leur présence : l’alpage du Crozat, du côté du Col de la Faucille, en limite de la Réserve naturelle et l’alpage de Curson-Calame, situé lui en son cœur, du côté du Reculet et du Crêt de la Neige.
Sur ces deux secteurs, les sentiers de randonnée principaux ont fait l’objet de modifications de tracés pour une meilleure cohabitation entre l’activité touristique et agricole et plus de sérénité pour les bergers qui travaillent aux côtés des chiens et des troupeaux.
En ce sens, les usagers de la Réserve naturelle sont invités à respecter les propriétés ainsi que les activités d’autrui, et a adopter les bons comportements en cas de rencontre avec des chiens de protection.
Plus d’informations sur le pastoralisme et les chiens de protection sur la page de la DREAL AURA et celle de Pasto-Kesako.
Contactez la Direction Départementale
des Territoires (DDT) au 04 74 45 63 15
dès que vous constatez un dommage
(animal mort ou blessé), y compris les
week-end et les jours fériés.
L’Office Français de la Biodiversité (OFB),
averti par la DDT, reprendra contact avec
vous pour réaliser le constat de dommage.
Du matériel de renforcement de protection
peut être rapidement mis à disposition des
exploitations touchées par la prédation :
> la DDT : 04 74 50 67 86 ou
ddt-saf-seaf@ain.gouv.fr
> la Réserve naturelle nationale de la Haute
Chaîne du Jura : 04 50 41 29 65 ou
contact@rnn-hautechainedujura.fr
Depuis 2020, des « cercles loups » ont été mis en place en France. Il s’agit de cercles théoriques de prédations qui définissent, par commune, les aides financières et matérielles apportées en cas d’attaques sur le territoire.