Loup En cas de rencontre
En Europe, le loup n’est pas considéré comme une espèce ayant un comportement dangereux pour l’humain. Il aurait d’ailleurs tendance à l’éviter, comme le montre une étude1, basée sur des loups équipés de collier émetteur en Suède. En effet, le loup ne nous considère pas comme une proie et a plutôt tendance à s’éloigner lorsqu’il sent la présence d’une personne.
Depuis son retour en France dans les années 90, la population de loup n’a cessé d’augmenter et de s’étendre, comptabilisant à l’été 2023, 174 zones de présence permanente avec meute, et 21 zones de présence permanente sans meute. Les observations visuelles directes de loup par l’humain sont consignées par le Réseau Loup-Lynx depuis près de 30 ans. Au total, entre 1993 et 2020, 3280 observations ont été saisies et compilées dans une étude OFB2. Parmi toutes ces observations, seules 10 enregistrent un comportement agressif de la part du loup (poils hérissés, montre les dents, grogne, etc.), faisant suite à un comportement intrusif envers l’animal de la part de l’observateur, mais sans qu’aucune blessure ne soit à déclarer.
Outre cette étude menée par l’OFB, d’autres publications, comme celle de l’institut NINA en 20023, mettent en évidence des facteurs pouvant être considérés comme déclencheurs d’attaques de loups, tels que la rage (éradiquée en France depuis 2001), l’habituation à l’Homme, la provocation …
